Et si on parlait « sédentarité » en entreprise ?

Une petite intro…

Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas du tout adepte des chiffres et des statistiques officielles. Ce que je vois, par contre, c’est que nous (oui, j’en fais partie) sommes très nombreux à travailler devant un ordinateur, assis de nombreuses heures sur notre chaise de bureau. Et pourtant, dans les médias et autres, on parle très peu de nous et du risque auquel nous nous exposons quasi-quotidiennement. Pourquoi ? Parce que le risque statique (je viens de l’inventer, il n’est pas répertorié à l’INRS) est fourbe.

Cette position assise prolongée est sournoise. Ses atteintes physiques vont mettre plus ou moins de temps à se faire connaitre, avec des degrés d’importance très variables d’une personne à une autre. Et donc l’impact pour l’employeur et la société en générale ne sera quantifiable qu’à moyen voire long terme.

Que fait-on pour ce travailleur « statique » ? Est-il conscient du risque auquel il s’expose chaque jour ? Connait-il les dommages que cela peut entraîner ?

Physiologiquement, nous ne sommes pas fait pour rester assis durant de longues périodes. la position assise est une posture de repos, le temps d’un repas ou après une action plus ou mois intense….

Par quoi commencer ?

Sensibilisons pour faire prendre conscience

Nous avons besoin de comprendre pour évaluer et analyser la situation. Nous avons besoin de comprendre pour agir en conséquence et en cohérence.

Lorsque j’interviens en entreprise, sur ce sujet, je mise tout sur l’interaction que je vais avoir avec les participants. Je propose des ateliers qui dure 30′ seulement et sur lequel j’accueille 5 à 8 personnes maximum. Je me positionne comme un guide et à travers des séquences dynamiques et attractives, je cherche à les rendre acteur et force de proposition.

Je commence par leur demander, s’ils sont en mesure de définir ce qu’est la sédentarité. A coup sûr, je me retrouve avec la définition de l’inactivité physique. Et ?….

ET ce n’est pas du tout la même chose, sinon nos élites n’auraient pas créé deux mots.

Je vous la fais courte, l’inactivité physique correspond à un niveau insuffisant d’activité physique (30′ par jour, 5 jours par semaine, recommandés par l’OMS), alors que la sédentarité est un état (un comportement, une situation) durant lequel notre dépense énergétique, en position assise ou allongée, est très faible.

Si cela vous intéresse, je vous invite à consulter les définitions et les différents travaux de l’ONAPS sur le sujet.

En commençant ainsi, je cherche à déstabiliser mon auditoire. Et c’est intéressant de voir les réactions. « Je prends conscience que je ne sais pas… »

On poursuit et on attaque la séquence 2 : les effets de la position assise.

Je prends une chaise et m’assoie dessus.

« A votre avis, lorsque je reste plusieurs heures sur cette chaise, qu’est-ce qu’il se passe au sein de mon corps ? « 

Une proposition sort assez rapidement en général : Les Troubles Musculosquelettiques (et notamment les douleurs lombaires). Pourquoi ceci sort en premier ? Parce que les participants sont ou on déjà été confrontés à ces douleurs.

« Et ensuite ? »

….. Et ensuite, ça rame un peu et il faut aider ce groupe qui a envie d’en savoir plus. On va faire prendre conscience des points de contacts avec le siège. Le fait qu’on écrase nos fesses et l’arrière de nos cuisses. On commence à parler de difficultés pour le sang à circuler normalement.

« Et ? »

Et mes pieds et mes talons ne sont pas en contact et en pression avec le sol. J’explique alors l’intérêt de poser le pied au sol, afin d’activer la première pompe, qui va renvoyer le sang vers la pompe centrale, située légèrement plus haut, dans la cage thoracique.

On a ici évoqué rapidement les problèmes circulatoires, qui pouvaient entraîner des dégâts au niveau cardio-vasculaires.

« Ensuite ?… »

Euh…c’était déjà pas mal là !

On ne peut pas oublier nos muscles, qui petit à petit, si on ne les fait pas travailler, vont devenir de plus en plus passifs. Et ainsi, demander moins de carburant pour fonctionner. Les muscles ont besoin, entre autre, de sucre. Et si le sucre que nous assimilons n’est plus nécessaire, il va être stocké. Ce peut être l’apparition du DT2, Diabète de Type 2.

On vient de parler de TMS, de maladies cardio-vasculaires et de DT2, liés directement ou indirectement (facteurs aggravants) à la sédentarité.

A ce moment là, les participants sont quelques peu déroutés, et c’est bien normal. Comment imaginer un instant que la position assise prolongée puisse avoir tant d’impacts ?

« Et du coup, on fait quoi ? »

Et oui, on vient de prendre conscience de tout ça, mais qu’est ce qu’on met en place pour limiter ses effets ? Que faire pour rompre avec mon état sédentaire ?

Et je conserve les dix dernières minutes pour donner quelques règles de bases et pour noter toutes les idées des participants. Et là, ça envoie !

Quelques jours après mon intervention, je transmets un rapport à la personne qui m’a confiée la mission, avec un récapitulatif de toutes les idées transmises, en y intégrant pour chacune d’entre elles, mon avis et mon expertise (freins, avantages…).

Le sujet vous intéresse…

Je serais ravi d’échanger avec vous. N’hésitez pas à me contacter.

Nom (obligatoire)

Email de contact (obligatoire)

Téléphone (obligatoire)

Sujet

Votre message

Informations sur le traitement de vos données personnelles : Pour connaître et exercer vos droits, notamment de retrait de votre consentement à l’utilisation des données collectées par ce formulaire, veuillez consulter notre politique de confidentialité (cf "Liens utiles" en bas de page).